|
Lettre de Monsieur Samuel Spack,
parue dans La Liberté du 3 novembre 2007
Fumée: les députés tournent
leur veste
Dans tous les pays qui nous entourent et qui ont décidé d’interdire la fumée dans les restaurants, on constate une très importante diminution des infarctus, cancers et autres maladies. Notre gouvernement cantonal refuse de protéger la population contre la fumée passive. Pas étonnant, si pour résoudre un problème de santé publique on s’adresse aux bistrotiers, plutôt que d’écouter les conseils avisés d’oncologues et de pneumologues réputés.
L’interdiction de fumer dans les restaurants séduit 70% des Fribourgeois. Mais notre parlement, censé nous représenter, et qui avant les élections se présentait en majorité en faveur de cette interdiction, a tourné sa veste et n’a pas eu le courage de corriger le tir. Heureusement que c’est le peuple qui aura le dernier mot. Si l’on se base sur la nocivité de la fumée passive, on ne voit pas quelle pourrait être la raison des exceptions au principe que la liberté du fumeur s’arrête là où il nuit à son entourage. Dans les pays qui ont instauré cette interdiction, non seulement les fumeurs acceptent la règle, mais 80% d’entre eux la trouvent adéquate.
Quels intérêts défendent les 49 députés qui refusent de protéger les non-fumeurs? Ils ne défendent les intérêts ni des restaurateurs, ni des consommateurs, ni des travailleurs, ni ceux de la population. Les seuls à tirer profit de cette décision sont les cigarettiers. Il est urgent d’exiger plus de transparence dans le financement des partis politiques. Et de ne pas réélire des candidats qui agissent dans l’intérêt de qui n’ose plus se manifester, mais qui continue à manipuler la société par l’argent.
SAMUEL SPACK, Morat
|